Courtcircuit: Une idée qui grandit

Publié le 18 janvier 2010 | 1 réaction

Dans son édition de la semaine dernière, LSA consacrait quelques pages aux circuits de ventes alimentaires « alternatifs »: amap, ventes directes des producteurs… Ces circuits apparaissent aujourd’hui plus dynamiques que la grande distribution sur des produits comme les fruits et légumes, les produits laitiers ou la viande.

La grande distribution commence à s’intéresser à ce phénomène et lance localement quelques initiatives de mise en valeur de petits producteurs locaux. Mais le fossé est encore grand entre les préoccupations des acheteurs des magasins ou centrales et celles des fournisseurs. Et ces derniers ont une bien mauvaise image des premiers.

L‘article est disponible ici (pour les abonnés au magazine). Un autre (plus ancien) sur le même sujet est en libre accès.

Le prix ne semble pas être la motivation pour les consommateurs de ces produits. Ils cherchent à donner un sens à leurs achats, sens social et environnemental mais aussi le goût de l’authentique, du traditionnel. C’est le commerce équitable local.

J’avais déjà participé à une initiative d’un centre Leclerc de la région Nancéenne au mois d’Octobre qui avait organisé un mini salon de l’agriculture dans son magasin avec des producteurs locaux. J’accompagnais un éleveur bovin rencontré à cet effet.

gaec de la source

Je continue mon chemin dans cette filière courte et serait le week-end prochain au Cora de Toul pour y vendre deux bovins issus de cette exploitation.

Le problème est qu’en l’état ce n’est pas viable.

  • Pour l’éleveur, le prix payé est à peine supérieur à celui qu’il aurait reçu d’un marchand de bestiaux. Mais l’investissement en temps est largement supérieur. C’est supportable pour une opération, mais pas de manière répétitive.
  • Pour moi, le vendeur, l’investissement en temps par rapport au résultat est très mauvais. Il est vrai aussi que les premières ventes sont plus chronophages que les suivantes, mais un élevage comme celui avec lequel je travaille ne peut fournir un volume suffisant pour que ce commerce devienne rentable en l’état.
  • Le magasin, lui, surpaye la marchandise du fait des coûts fixes élevés de la transformation de la viande eu égard au petit volume (transport, abattage, transformation…). Les circuits industriels ont tellement massifié les approvisionnement que le circuit court n’est pas compétitif. La différence se situe aujourd’hui pour dans notre cas entre 5 et 10 %.
  • Le client final devrait être content, il paiera sa viande le même prix que d’habitude, saura d’où elle provient et la qualité sera très certainement au rendez-vous (je prends des précautions, avec la viande on n’est jamais sûr à 100%)

Pour pouvoir pérenniser ces actions, il faut que le consommateur accepte de payer plus (rapporté à une barquette de viande, la différence ne sera pas forcément importante). Le consommateur « type » circuit court ne semble pas trop sensible à l’aspect prix, mais aura-t-il le même sentiment de confiance en grande distribution?

Mais surtout, à l’heure où le prix est l’argument de vente massue des distributeurs et où leur marges sont sous pression, il faut que les responsables de rayon acceptent d’augmenter les prix lors de ces opérations ou de diminuer fortement leurs marges (ce qu’ils savent très bien faire sur d’autres opérations promotionnelles).

A moins de changer la manière dont est vendue cette viande dans le magasin lors de ces opérations. En gros colis, comme la vente directe?

Et vous, qu’en pensez-vous?

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Enviedeviande: Souris d’agneau confite au miel et aux épices

Publié le 18 janvier 2010 | pas de réaction

Une très bonne recette de souris d’agneau, qui semble épicée juste comme il se doit. Pour ma part je rajouterai une pincée de cumin, et je ne piquerai pas la viande avec l’ail.

souris d'agneau

Pour le reste cela m’a l’air parfait. A essayer sans tarder.

Pour la recette, c’est par ici:  Le blog de PEARL.

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Viande In Vitro

Publié le 18 janvier 2010 | pas de réaction

L‘information était un peu passée à la trappe ( ou plutôt dans la pile « à lire » de ma boîte mail) lorsqu’elle est sortie fin Décembre. Ce n’est donc plus très frais, mais cela méritait quand même un petit mot.

Des chercheurs Néerlandais planchent sur la production in vitro de viande de boeuf. A partir de cellules souches, ils ont réussi à produire une petite quantité de viande. Qui à priori ressemble plus à du mou qu’à du jarret. C’est en effet l’activité physique (flexion, extension!) de l’animal qui donne sa structure au muscle.

Ils ne sont pas démontés puisqu’ils réfléchissent à une machine qui reproduirait cette activité sur les morceaux produits pour se rapprocher de la structure de la viande traditionnelle. Quid du goût? Ils n’en parlent pas. Ils ne mentionnent pas non plus le bilan énergétique de leur production.

Les Etats-Unis avaient ouverts la voie  il y a environ 1 an, en autorisant la commercialisation de viande in-vitro. Ce qui n’avait pas manqué de faire réagir, les articles laissant penser que le produit était prêt. Il s’agissait en fait d’ouvrir le marché et donc permettre le financement des recherches par des acteurs privés.

A noter aussi que l’association de protection des animaux, PETA , a promis 1 million de dollars à quiconque commercialiserait du poulet in vitro avant 2012.

A lire ici un article du Bien Public à ce sujet.

Electrolux de son côté avait primé un designer Suédois en Septembre dernier, qui avait imaginé Cocoon, un appareil ménager pour produire sur le même principe et à la maison sa viande ou son poisson. C’est aujourd’hui de la science fiction, mais qui sait?

cocoon

C’est à voir ici.

Pour remplacer une entrecôte servie saignante, je crois qu’on en est loin, mais pour la viande hachée que l’on trouve sur une pizza ou dans une bolognaise, c’est peut-être finalement assez proche.

Qu’en pensez-vous?

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Fusion entre syndicats de la viande.

Publié le 12 janvier 2010 | 1 réaction

Les syndicats professionnels du secteur viande, la Fnicgv et le SNIV-SNCP, viennent d’annoncer leur volonté d’union. Leur communiqué de presse conjoint est ici

Pour rappel, le SNIV-SNCP est déjà issu d’une récente fusion et est présidé par Mr Jean-Paul Bigard, dont le groupe éponyme a été un champion des fusions-acquisitions et est désormais numéro 1 français du secteur.

Juste un conseil, n’appellez pas la nouvelle structure SNIV-SNCP-FNICGV svp.

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Parlez-vous Chinois?

Publié le 22 décembre 2009 | pas de réaction

Au delà de l’échec des négociations de Copenhague, ce qui sera retenu de ce sommet, c’est le nouvel exemple de la montée inexorable de la Chine sur la scène internationale.

De tout temps, la puissance dominante a imprégné les autres cultures de son modèle, des Grecs aux Anglais en passant par les Romains. Le langage, la constitution, les lois, l’art.

Aujourd’hui nous sommes tous Américains dans le sens où nos valeurs, notre consommation et notre culture sont une copie plus ou moins fidèle du modèle nord-américain. Nous l’acceptons et même le revendiquons à l’occasion.

Demain, quand la Chine se sera imposée, cela influencera forcément notre modèle de société. De quelle manière?

Je n’y avais jamais réfléchi sous cet angle et la perspective est peu réjouissante. Que le modèle de notre planète pour le reste de ce XXIè siècle risque d’être cette oligarchie montre à quel point notre planète est malade.

De nouvelles formes de participation citoyenne et de coopération commerciale sont indispensables. Vaste sujet qui dépasse le cadre de ce billet.

Sinon… il vaudra mieux apprendre le chinois pour se rapprocher du sommet.

希望

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La filière viande face au défi environnemental.

Publié le 17 décembre 2009 | pas de réaction

Je me rappelle un mail amusant reçu il y a quelques années et qui se moquait de Microsoft en imaginant comment seraient nos voitures si le géant des logiciels en était le constructeur.

Je vais m’essayer à la même analogie entre les industriels de la viande et les constructeurs automobiles, en comparant leurs réactions par rapport aux défis environnementaux. Je ne crois pas que ce sera aussi distrayant.

Tout d’abord, on ne peut pas considérer le véhicule automobile comme un moyen de transport écologiquement correct, sa part dans les émissions globales de CO2 doit être du même ordre que l’élevage qui est tant décrié à l’heure actuelle.

Le secteur automobile a connu les affres des écologistes il y a quelques années, rappelez-vous les 4×4 dont on crevait les pneus, les appels à la grève de la voiture, les menaces de taxation, péages, etc… S’y ajoutait à l’époque la mise en place d’un sévère politique de répression des excès de vitesse et autres infractions.

Au tout début, quelques représentants des constructeurs et de leur syndicat professionnel s’arque-boutait sur une défense rigide de leur métiers, les emplois induits, le poids économique, etc… En clair, ils demandaient qu’on les laisse continuer comme avant.

Mais les départements marketing des constructeurs ont très vite trouvé bien meilleure réponse. Aidés des ingénieurs, ils ont répondu aux appels des clients en imaginant puis commercialisant des produits adaptés aux nouvelles contraintes. Ils ne nous ont pas dit que les avions eux aussi n’étaient pas bons, où que les voitures américaines étaient seuls responsables de x% des émissions totales. Non! Ils ont vendu les produits adaptés.

Aujourd’hui, personne ne s’étonne que les constructeurs profitent du sommet de Copenhague pour mettre en avant leurs nouveaux modèles, leurs technologies vertes. Ils ne sont plus critiqués par l’opinion, mais presque encensés!

Nous devrions dans notre filière, s’inspirer de leur réaction.

Au lieu de pleurer sur nos malheurs, l’injustice des journalistes vis à vis de notre filière, remontons nous les manches, et lançons les produits que le consommateur-citoyen exige de nous. Les gens aiment leur voiture, mais ils aiment aussi la viande, il suffit de lire les commentaires des articles parus sur internet qui traite de ce problème pour apprécier la côte d’amour qu’ont nos produits.

Encourageons les productions les plus respectueuses, communiquons sur les initiatives qui permettront de réduire nos émissions. Si un porte parole avait pu profiter du sommet pour annoncer que les éleveurs avaient eux aussi la volonté de réduire de x% les émissions, mis en avant des probables solutions pour amoindrir notre impact (lire à ce sujet cet exemple) . Paul Mc Cartney pouvait aller se rhabiller.

Nous ne devons pas penser que nous passerons à côté de ce problème global (le réchauffement et les émissions de gaz à effets de serre). Cela préoccupe nos clients, donc cela doit nous préoccuper. Nous y serons forcément confronter, alors autant prendre le taureau par les cornes au lieu de faire l’autruche.

A suivre…

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EN BREF: A Copenhague, la vache est un bouc…. émissaire!

Publié le 15 décembre 2009 | pas de réaction

A lire sur le site de Marianne. Pour une fois qu’ils ne font pas dans le spectaculaire.

A Copenhague, la vache est un bouc…. émissaire!.

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La viande communique: La Kitchen Music

Publié le 15 décembre 2009 | pas de réaction

J‘ai appris le lancement d’un « enième » site institutionnel sur la viande par le CIV. Si vous lisez mes autres billets sur le sujet, vous vous apercevrez que je suis pas souvent emballé par leur réalisation.

C‘est donc avec appréhension que j’ai visité ce site hier. Je m’attendais au pire vu les promesses du communiqué: cuisinez la viande avec style! La viande, la musique, la branchitude… Le pari est osé.

lakitchenmusic

Et bien j’ai été agréablement surpris. Si je fouille je trouverai des choses à redire mais j’ai vraiment apprécié.

J‘aime la bande son (mais suis-je bien placé?) et surtout l’outil de recherche de recettes multi-critères (occasion, budget, humeur, style…) et visuel. C’est vraiment très bien pensé et réalisé, graphiquement et techniquement.  Je ne connaissais pas la vedette du site « Abdel Alaoui » mais une rapide recherche sur Google m’a convaincu du choix.

Les recettes sont disponibles sous forme de PDF imprimable ou de fichier Audio. J’accroche pas trop sur la pertinence du format audio pour une recette, mais la réalisation est bonne, on a l’impression d’écouter deux copains dans leur cuisine avec en prime de la musique.

Les titres des recettes sont « cartoon », par exemple:  Feliz cochono chicanto croustillanto ou saveurs des îles pour rognons des villes. Il y a une centaine de recettes disponibles assez variées. Pas de recettes d’agneau pour le moment.

Globalement donc un bon site, les recettes sont abordables et contemporaines, un bon coup de jeune pour l’image de la viande, c’était le but recherché. A suivre donc pour voir comment cela évoluera.

Et vous qu’en pensez-vous?

Le site: La Kitchen Music.

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Bollyfood: Curry de crevettes à la mode de Tata Daisy.

Publié le 11 décembre 2009 | pas de réaction

Il y a des plats comme ça qui colle à la peau d’une personne. Ce curry de crevettes est traditionnellement préparé par ma belle soeur lorsqu’on lui rend visite. Elle nous le sert en entrée avec des chappatis. Je le cuisine fréquemment les Vendredis en plat principal à midi avec du riz.

Ingredient curry de crevettes

INGREDIENTS (pour 2 personnes)

  • 200 g de crevettes décortiquées (surgelées dans le cas présent)
  • 6 pommes de terre de taille moyenne, à rissoler
  • 1 oignon
  • 6 cuillère à café de coulis de tomate, ou moitié de concentré.
  • 1 gousse d’ail
  • 1 cuillère à café de pâte de gingembre ou un peu moins en gingembre frais
  • 1 cuillère à café de garam massala. Si vous n’en avez pas, remplacez par un mix de cumin, graine de coriandre et piment fort que vous réduirez en poudre. Cela s’en rapprochera déjà pbien.
  • 2 ou 3 feuilles de curry (c’est mieux, mais pas indispensable)
  • sel

AU FOURNEAU!

Éplucher, laver, essuyer les PDT et les coupées en dés d’environ 1 cm.

Les faire rissoler à feu moyen jusqu’à ce qu’elles commencent à colorer.

Réduire le feu et ajouter l’oignon émincé et l’ail écrasé. Remuez de temps en temps (est-ce bien nécessaire de le préciser?)

Dès que les oignons colorent, ajouter le gingembre et le mélange d’épices. Mélanger bien.

curry de crevettes

Ajouter ensuite les crevettes (décongelées, c’est mieux, mais c’est pas grave).

Au bout de 3-4 min, les crevettes sont presque cuites, vous pouvez ajouter la tomate.

Saler, remuez bien,  et couvrez.

Laissez cuire 5-6 min. Pour obtenir un curry un peu plus liquide, vous pouvez ajouter 1 ou 2 cuillère à soupe d’eau. Mais il est normal que ce curry soit plutôt sec.

shrimps_curry

A servir avec du riz blanc ou des chappatis.

Bon appétit.

PS: les photos sont vraiment moches, prises avec mon téléphone. Essai peu concluant.

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Copenhague vs élevage.

Publié le 10 décembre 2009 | pas de réaction

Le sommet de Copenhague commençant aujourd’hui, les questions environnementales ont un échos particulièrement important dans l’actualité récente.

Ainsi, il y a quelques jours, Paul Mc Cartney refaisait la Une (pas pour une chanson) avec sa proposition de boycotter la viande une fois par semaine. Franchement, pas de soucis, même moi, un « viandard », m’abstiens de viande en général le Vendredi, par habitude (et ça me mets en état de manque pour le Samedi et le Dimanche ;) )

Par contre, j’ai vu ici ou là des encouragements à ne plus manger de viande pendant tout le sommet, et surtout ressortir la diatribe habituelle sur les méfaits de l’agriculture et de l’élevage en matière d’environnement.

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai de plus en plus de mal à trier les informations, à me faire une opinion sur de nombreux sujets. Le vaccin contre la grippe A, Clearstream, etc… Nous sommes abreuvés d’informations contradictoires, débitées avec forte conviction, appuyées par des médias et lobbys puissants. Je ne sais plus.

Pour en revenir à nos moutons, ou plus précisément nos vaches, j’ai trouvé les présentations des intervenants au sommet de l’élevage qui se tenait récemment en France et qui avait pour sujet principal l’environnement.  Pour y accéder, cliquez ici.

Le constat qu’ils dressent est moins noir que celui qui ressort des chiffres publiés fréquemment. Une raison principale, le mode d’élevage français est en bonne partie « traditionnel », c’est à dire avec des animaux qui vivent une partie de l’année dans les prés. Et ces prairies s’avèrent être des puits de carbone appréciable et  sources de biodiversité (insectes, oiseaux, rongeurs…).

Le défi pour notre filière est de réussir à contrer la machine médiatique qui se fie aux rapports alarmistes d’ONG anglo-saxonnes ayant comme modèle de calcul les exploitations sud-américaines.

Le modèle français et européen en terme d’agriculture et d’élevage est donc plutôt à défendre qu’à détruire pour sauver notre planète. Nous avons su nous opposer au reste de la terre sur bien des sujets (Irak, OGM, …) saurons-nous nous battre une nouvelle fois?

Ces derniers jours ont été publié des articles allant dans ce sens, ici et par exemple. Même le Directeur Général de la FAO, dont les rapports sont pourtant repris par anti-viandes  pour étayer leur démonstration, est assez pragmatique et se rapproche des positions de la profession, à lire ici.

Ma crainte est que comme souvent, le bon sens et la bonne foi ne fassent pas le poids face au spectaculaire. C’est probablement difficile à créer pour notre profession qui n’est pas très « sexy », mais une communication « spectacle » permettrait de mieux exposer nos arguments.

Qui a une idée?

Peut-être un concours avec le support d’une plateforme virale type Facebook ou Youtube? A suivre…

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